DK NAPOLÉON.
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de sa gloire, dans les plaines qui entourent la dernière ville prussienne quel’ennemi a traversée le jour même. De l'autre cêté rommenre la Russie. Na-poléon a vu le Niémen , et s’est arrêté.
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L’orgueil du nom moscovite anéanti par nosarmes, sous les yeux d’Alexandreet des grands-ducs, malgré la présence des plus habiles généraux russes , aporté, le là juin 1807, la gloire de Napoléon et la puissance française au plushaut degré d’élévation politique et militaire où jamais peuple et conquérantssoient parvenus. Alors et sur le champ de bataillede Friedland, où notre victoirea ouvert au maréchal Soult les portes de Kœnigsberg , et a été suivie immédia-tement de la conquête de toute la Silésie ; alors, et alors seulement, Napoléon ,selon son expression si souvent reproduite depuis, pouvait partager le mondeen deux ; c’est à Tilsitt que le vainqueur d’Austerlitz, d’Iéna et de Friedland,pouvait proclamer la division de l\Europc et peut-être celle de la terre en deuxempires. Là il pouvait renouveler avec Alexandre le traité qu’avait concluPaul 1 er pour la destruction de l’empire asiatique de l’Angleterre : là il pouvaitréparer la faute du traité de Presbourg, et, réalisant une grande idée euro-péenne, former de la Pologne tout entière et des vastes démembrements de laPrusse, une immense monarchie qui eût à jamais isolé la Russie des frontièresgermaniques de la France , et reléguer ainsi au-delà du Caucase les populationsbelliqueuses de la Scythie d’Europe .
LeNiémen va attacher son nom à une grande scène ; le2ôjuin,un radeau reçoitl’Empereur victorieux et l’empereur vaincu ; ils se donnent la main. La moitiéde Tilsitt est neutralisée; Alexandre y entre le lendemain. Derrière Alexandreest un roi suppliant, à qui Tilsitt appartenait la veille, à qui Mrmel seule, sur
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