HISTOIRE DE NAPOLÉON.
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d’importance que pour les Suédois. La guerre de la Péninsule et la cinquièmecoalition, au milieu desquelles s’accomplit la révolution de Stockholm , absor-bent l’attention de l’Europe .
Depuis quatre ans l’Autriche dévorait en silence l'humiliation du traité dePresbourg ; les divisions territoriales, qui en furent la suite, n’avaient cesséd’entretenir en Allemagne une sourde fermentation. Le Tyrol surtout sup-portait impatiemment le joug de la Bavière , à Laquelle il était échu. L’empereurFrançois crut le moment favorable pour nous déclarer la guerre et reprendreles provinces que le sort des armes lui avait enlevées. Soudain un cri de guerreretentit sur les bords de l’Inn et au sein de la Bavière , et la lettre suivante estapportée à Munich le 9 avril :
A M. le général en chef de l’armée française en Bavière .
« D’après une déclaration de S. M. l’empereur d’Autriche à l'empereur Na-« poléon, je préviens M. le général en chef de l’armée française que j’ai ordre« de me porter en avant avec les troupes sous mes ordres, et de traiter en en-« nemi toutes celles qui me feront résistance.
« A mon quartier-général, le 9 avril 1809.
« Charles. »
Telle est la première pièce officielle de cette rupture qui, tout à coup, sur-prit la Bavière livrée à ses seules ressources.
L’armée autrichienne, forte de près de trois cent mille combattants, était ainsiplacée : l’archiduc Ferdinand commande quarante mille hommes en Pologne ;treize mille sont en Saxe . Sous les ordres directs de l’archiduc Charles, il y a enBohème les cinquante mille hommes de Ivolow rath et de Bellegarde; l'arméeprincipale, de cent mille Autrichiens et Tyroliens, sous le marquis de Chasteller,occupe le Tyrol ; l’archiduc Jean est en Italie , à la tète de quatre-vingt millehommes. L’artillerie de cette armée s’élève à sept cents pièces de canon. Voiciquelles étaient à la même époque la force et la position des Français : en Pologne ,dix-huit mille hommes sous Poniatowski ; Bernadotte, en Saxe , compte douzemille Saxons, et Gratien huit mille Hollandais; le roi Jérôme a quinze millehommes en Westphalic. L’armée principale, que Napoléon va commander, secompose du deuxième corps de vingt-cinq mille hommes sous le maréchal Lanneset le général Oudinot, à Augsbourg ; du troisième, sous le maréchal Davoust, àKatisbonne, fort de quarante-cinq mille hommes; du quatrième, sous le maréchalMasséna, à Ulm, de trente mille hommes ; du septième, de trente mille Bava-rois, sous le maréchal Lefebvre, à Munich etàLandshut; du huitième, dedouze mille Wurtembergeois, sous Vandamme, à Hcydenheim ; et de douze