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mille confédérés de l’Allemagne méridionale. Le vice-roi et le maréchal Mac-donald ont en Italie quarante-cinq mille hommes, et Marmonl quinze mille enDalmatie . Celte armée de deux cent soixante-sept mille hommes avait cinqcent soixante pièces de canon ; elle est inférieure de soixante-dix mille hommesà l’armée autrichienne ; mais ce sont les soldats d’Austerlitz, d’iéna, de Fried-land, et ils ont pour les conduire des chefs dont les noms sont ceux de nosvictoires.
l)u 10 au 16 avril, l’armée de l’archiduc Charles marcha de l’Inn sur l’iser ;les Bavarois portèrent les premiers coups à ceux qui violaient leur territoire.Napoléon apprend à Paris , par le télégraphe, dans la soirée du 12, le passagede l’inn par les Autrichiens: un instant après cette nouvelle, il est en voiture.Le 16, il voit le roi de Bavière à Dillingen , lui promet de le ramener dansquinze jours à Munich , et de le faire plus grand que ses ancêtres. Le 17, lequartier-général se trouvait à Donawcrlh, d’où Napoléon adresse à son arméecette courte proclamation :
« Soldats !
« Le territoire de la Confédération a été violé. Le général autrichien veut que« nous fuyions à l’aspect de ses armes et que nous abandonnions nos alliés. J’ar-« rive avec la rapidité de l’éclair. Soldats ! j’étais au milieu de vous lorsque le« souverain de l’Autriche vint à mon bivouac en Moravie : vous l'avez entendu« implorer ma clémence et me jurer une amitié éternelle. Vainqueurs dans trois« guerres, l’Autricbe a dû tout à notre générosité : trois fois elle a été parjure !« Nos succès passés nous sont un sûr garant de la victoire qui nous attend.« Marchons donc, et qu’à notre aspect l’ennemi reconnaisse son vainqueur ! »
Le lendemain , l’Empereur porta son quartier-général à Ingolstadt . Dès ledébut de cette campagne, chaque jour amène une action et chaque action donneune victoire. Le 19, le général Oudinot, parti d’Augsbourg , disperse quatremille Autrichiens au combat de PfelTenhoffen ; Le maréchai Davoust a quittéItatisbonne pour marchcrsur Neudstadt. 11 atteint l’ennemi et gagne la bataillede Thann. Le soir il fait sa jonction avec le duc de Dantzick , qui, venu d’Abens-berg, s’est montré à temps avec les Bavarois qu’il commande pour compléter ladéfaite autrichienne. Le 20, Napoléon se dirige sur Abensberg , où il a résolu decharger de front et de détruire les soixante mille hommes de l’archiduc Louiset du général lliller. Napoléon, fidèle à sa tactique de l’armée d’Italie , manœu-vre pour couper la ligne d’opération de l’ennemi. Le duc d’Auerstaedt a ordrede contenir trois divisions autrichiennes, et le duc de ltivoli de leur intercepterles communications en se portant sur leurs derrières. Le duc de Montebello doitattaquer avec la gauche, et Napoléon se réserve de commander la droite, uni-