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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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HISTOIRE

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divorce avec Joséphine, et son second mariage avec une archiduchesse d’Au-triche . La tentative criminelle de Stabs avait ramené la pensée de l'Empereursur ce qui arriverait à la France dans le cas oii la mort viendrait à le frapper.'.vaut qu'il eût laissé un héritier de son sang qui put continuer son ouvrage.11 avait toujours désiré ardemment un tils, vœu bien légitimé dans le fondateurd’un si vaste empire ; mais depuis longtemps sa première épouse ne lui laissaitplus d’espérance à cet égard. La raison d’état parla plus haut que les affectionsdu cœur, etil se résolutà un divorce auquel l'Impératrice se soumit généreuse-ment, Eugène Beauharnais fut chargé de lui annoncer celle fatale nouvelle enla disposant à consommer un si grand sacrifice. Napoléon avait bien choisi soninterprète, et jamais de part et d’autre l’héroïsme de la reconnaissance et dudévouement ne mérita d’ètrc plus admiré.

Le 15 décembre 1809, le prince Cambacérès , archichancelier de l’empire,et le comte Regnauld, secrétaire de l’état civil de la maison impériale, furentappelés par lettres closes dans le cabinet de l’Empereur, à neuf heures du soir;lous les princes et toutes les princesses de la famille de Napoléon , ainsi quele vice-roi d'Italie , faisaient partie de pelle réunion. L’Empereur s'adressa à

l'assemblée en ces ternies : « . L’intérêt de mes peuples, qui a con-

a stamment guidé toutes mes actions, veut qu’âpres moi je laisse à des en-« fanls, héritiers de mon amour pour la France , ce trône où la Providence« m’a placé. Cependant, depuis plusieurs années j’ai perdu l'espérance d’avoira des enfants de mon mariage avec ma bien-aimée épouse l’impératrice José-« phinc ; c’est ce qui me porte à sacrifier les plus douces affections de mon« cœur, à n’écouter que le bien de l’état et à vouloir la dissolution de notrea mariage. Parvenu à l’ège de quarante ans, je puis concevoir l’espérance dea vivre assez pour élever dans mon esprit et dans ma pensée les enfants qu’ila plaira à la Providence de me donner... Ma bien-aimée épouse a embellia quinze ans de ma vie..., elle a été couronnée de ma main... Je veux qu’elle« conserve le rang et le titre d’impératrice...» L’impératrice Joséphine pritensuite la parole ; « ... Je me plais, répondit-elle, à donner à notre auguste eta cher époux la plus grande preuve d’attachement et de dévouement qui aita jamais été donnée sur la terre : je tiens tout de scs bontés : c’est sa maina qui m’a couronnée, et, du haut de ce trône, je n’ai reçu que des témoignagesa d'affection et d'amour du peuple français . Je crois reconnaître lous ces sen-« timents en consentant à la dissolution d’un mariage qui, désormais, est una obstacle au bien de la France , qui la prive du bonheur d’être un jour gou-a ventée par les descendants d’un grand homme, évidemment suscité par laa Providence pour effacer les maux d’une terrible révolution, et pour rétablira l’autel, le trône et l’ordre social...» Celte dernière phrase, dans celte ré-ponse toute politique, était sans doute la manifestation des principes sur les-quels l’Empereur voulait s'appuyer plus fortement que jamais, en contractant