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Schoonen, une partie de la Gueldrc, et limitait au cours du Valial la France etla Hollande. Le voyage de l’Empereur devait encore produire d’autres fruits.
Des fêtes de toute nature célébrèrent dans chaque ville l’union de Napoléon et de Marie-Louise, et partout le cri de la paix se confondit avec les bénédic-tions des peuples. En visitant les côtes septentrionales de son empire et lesderniers départements réunis, Napoléon s’applaudit des nouvelles conquêtes dublocus continental. LeG janvier précédent, la Suède y avait accédé, en recevantla restitution de la Poméranie pour prix de sa soumission. Désormais les traitésn’auront plus d’autre base, les ruptures d’autre motif, les alliances d’autrelien. Toujours occupé de ce dessein, Napoléon continua la tournée des côtesen revenant vers la capitale. Il visita Bruges, Gand, Lille, Calais, Dunkerque ;il revit Boulogne et la tour de César, et après avoir traversé Dieppe , le Havreet Rouen, il était le l or de juin à Saint-Cloud . Partout il laissa des traces desa sollicitude pour la prospérité des peuples. Son passage fut marqué, icipar de hautes dispositions administratives, là par des créations maritimes, pard’importantes concessions aux villes du Nord , et par de nobles récompenses àceux qui avaient bien mérité de l’état dans toutes les carrières. Les fêtes dumariage furent consacrées dans les principales villes par l’union d’une foule desoldats qu’il dota. Déjà l’année 1810 avait été inaugurée par un décret qui or-donnait de placer sur le pont de la Concorde les statues décernées aux géné-raux Saint-Hilaire, d’Espagne, Lasalle, Lapisse, Cervoni, Colbert , Lacour,morts au champ d’honneur.
Parle traité du 16 mars, le roi de Hollande venait de perdre plusieurs pro-vinces maritimes. Napoléon avait appris sur les lieux à connaître les alliés se-crets et nécessaires de l’Angleterre; et par une conséquence naturelle de cettedécouverte, il tenait son frère pour suspect. Aussi, loin de le rassurer surl’existence future de son royaume, le voyage de l’Empereur avait pu inspirerdes alarmes sérieuses au souverain des Bataves. Dans une position qui poussaitles choses à l’extrême entre les deux colosses qui se disputaient le monde, sousla condition d’être ou de n’être pas, tout devenait légitime, surtout quand ilne fut plus possible de douter que la Hollande n'avait d’autres intérêts queceux de l’ennemi mortel du grand empire. Éclairé par cette conviction, Napo-léon jugea qu’il était plus avantageux pour la Hollande d’être réunie à un paysde quarante millions d’habitants, que de garder une apparente indépendance,sous le joug inévitable du système continental. Le royaume de Hollande , quise trouvait pour ainsi dire écroué entre les deux pavillons, ne pouvait com-mercer qu’avec celui qu’il était forcé de rejeter. Son souverain, plus attaché àses devoirs de roi qu’à son titre de prince français, n’avait pas balancé à préférerle bien-être de ses peuples à la politique de la France ; il s’était attaché, autantqu'il était en lui, à leur rendre moins onéreuse la servitude de la loi commune.Il avait reçu à cet égard beaucoup d’avis du gouvernement français , et la réu-