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coupoles dorées que te soleil faisait étinceler. Acctaspect, nos soldats, frappésd’étonnement et d'admiration, comme autrefois leurs compagnons devant laTlièbes aux cent portes, s'écrient en battant des mains : « Moskou! Moskou ! »Les chefs partagent cet enthousiasme; Napoléon lui-méme en est saisi un mo-
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ment ; une exclamation de bonheur lui échappe. A deux heures, il s'arrêtedans l’une des premières maisons du faubourg de Dorogomilow ; le lendemain,il descend au Kremlin : c'est là que, satisfait d’avoir exécuté, malgré tous lesobstacles, son gigantesque projet, fier de posséder l'antique capitale de 1 em-pire moskovitc, il contemple avec quelque orgueil le trône et l'image dePierre 1 er . Ah ! que les désastres de Charles XII étaient alors loin de la penséedu vainqueur! Au faîte de la gloire, il touchait à une effroyable catastrophe !
Moskou avait vu partir ses habitants, désabusés des mensonges de Kulu-soff par le passage de son armée fugitive, mais une partie de la populationétait restée. Nous avions trouvé un grand nombre de palais ouverts, avec les do-mestiques aux portes tout prêts à nous recevoir. Les plus riches propriétairesavaient annoncé leur prochain retour, et recommandé par écrit leurs maisonsaux officiers qui les occuperaient. L’arsenal du Kremlin renfermait soixantemille fusils anglais , autrichiens et russes, et cent pièces de canon ; hors de laville, de vastes bâtiments contenaient quatre cents milliers de poudre. Moskou .encore debout et intact, nous offrait des ressources immenses et d'admirables