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HISTOIRE
des auxiliaires. Napoléon voyait en outre dans ce retour la preuve <|ue lecabinet autrichien n’avait pas pris jusqu’alors de parti décisif, puisqu'il laissaitsortir de l’raguc le roi de Saxe, pour venir se mettre à Dresde entre nosmains : ainsi donc, malgré son attitude menaçante de médiateur armé, cecabinet se condamnait encore à un système de réserve. Pour fortifier davan-tage cette disposition d’un ennemi caché, Napoléon se hâta d'envoyer en Italie le prince vice-roi, qui avait fait prendre une si haute idée de lui aux coalisés,dans l’expédition de Moskou et dans les deux retraites de cette campagne. Lemotif de ces résolutions de l’Empereur était la nécessité bien sentie d’appuyerpar des démonstrations vigoureuses soit le déploiement des grands moyensqu’il avait préparés depuis les remparts de Hambourg jusqu'aux rives du Pô.soit ses négociations avec la maison d’Autriche , de plus en plus chancelantedans sa fidélité à notre alliance.
En effet, il était résulté des confidences du roi de Saxe à Napoléon , et deslettres saisies à Dresde , une nouvelle certitude de la secrète union qui liaitétroitement l’Autriche à la ligue du Nord contre la France . Un ne manquaitpas de preuves des sentiments plus qu’équivoques, pour ne pas dire hostiles,du cabinet de Vienne; mais, la victoire imprévue de Lutzen était venue mo-difier pour le moment la politique autrichienne. Rassuré, disait-on à Vienne ,par le succès que l’on se plaisait à regarder comme un gage de paix, on s’étaithâté de dépêcher M. de Bubna à Dresde et M. de Stadion auprès des alliés.Dans la lettre dont M. de Bubna est porteur, l’empereur d’Autriche écrivait àson gendre : « Le médiateur est l’ami de Votre Majesté... Il s’agit d’asseoir sur« des bases inébranlables la dynastie que vous avez fondée et dont l’existence« s’est confondue avec la mienne. » Malgré ces belles protestations, l’Autriche ne craignait pas de révéler ses prétentions sur l’Illyrie et sur la Pologne , etmême sur la Bavière . Napoléon vainqueur ne pouvait accepter des conditionsque plusieurs défaites auraient à peine motivées ; et, en même temps pressépar les événements, il adhérait à la proposition du congrès, où devaient êtreappelés les plénipotentiaires de toutes les puissances, même ceux des insurgésespagnols. « Mais, ajoute-t-il à son beau-père, comme tous les Français géné-« reux, je préférerais mourir les armes à la main, âme soumettre, si l’on veut« me dicter des conditions.» Après avoir congédié M.de Bubna, Napoléon partitpour son avant-garde. Toutefois, dans la route, ne voulant pas laisser planersur sa tête le reproche d’avoir fait couler de nouveau le sang humain avantd’avoir employé tous les moyens de conjurer ce malheur, et, de plus, désirantardemment échapper à l’odieuse médiation de l’Autriche , l’Empereur prescrivitau prince major-général d’envoyer demander aux avant-postes si on consen-tait à recevoir le duc de Vicence pour traiter d’un armistice. Depuis Campo-Forrnio sa constante habitude avait été d’offrir la paix après la victoire. Ne pou-vant douter que l'empereur Alexandre ne s’empressât de saisir l’occasion de se