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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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il 1 ST 0 114 E DE NAPOLÉON.

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de gloire, mais docile à l’appel de Bernadotte , il était arrivé à temps au quartier-général de l’empereur Alexandre, pour s’associer à la haine des rois contre laFrance et Napoléon . Cependant les hostilités ne devaient commencer que le 17,six jours après la dénonciation de l’armistice ; mais le 12, le maréchal JBIii-clicr, connu, depuis sa retraite d’Iéna sur Lubeck , pour être peu scrupuleux enfait de bonne foi, fit marcher ses troupes sur le terrain de la neutralité. Le ma-réchal Ney, placé à Liegnitz , attendant la fin de l’armistice, se trouva surprispar Blücher , et, après cinq jours de résistance, fut forcé d’abandonner Gold-berg , Liegnitz , Haynau et Buntzlau. Ainsi la campagne s’ouvrit, du côté desalliés, par une violation des droits de la guerre.

Les ennemis avaient cinq cent mille hommes sous le drapeau, divisés en troisarmées : celle de Bohême, dite la grande armée, sous le prince Schwartzem-berg ; l’armée de Silésie, sous le maréchal Blücher ; et l’armée du Nord, sous leprince royal de Suède. Napoléon n’avait que trois cent mille hommes, y comprisla garde, formant onze corps d’armée, qui obéissaient à Vandamme, Victor,Bertrand, Ney, Lauriston, Marmont, Reynier, Poniatowski, Macdonald, Oudi-not, Saint-Cyr. La cavalerie, sous les ordres du roi de Naples, est commandéepar Latour-Maubourg, Sébastiani, Arrighi, Kellermann; Mortier conduit l’infan-terie de la garde, Nansouty la cavalerie. Davoust compte vingt mille hommessous Hambourg, Augercau vingt-quatre mille en Bavière ; le prince Eugèneorganise en Italie trois corps d'armée qui seront portés à cinquante millehommes. L’Autriche a une forte armée sous le général Hiller, en Italie ; elle amis activement dans la balance cent trente mille combattants.

L’Empereur, parti de Dresde le lôaoût, s’avança avec sa garde sur Bautzen .Le dessein de Napoléon était de menacer les communications entre l’armée deBlücher , celle de Bardai etcellcdeSchwartzemberg. Connaissant la lenteur au-trichienne, il pense qu’il a le temps, avant de prévenir l'ennemi à Dresde , decourir en Silésie, et de repousser les cent mille hommes de Blücher au-delà despositions que le maréchel Ney a été contraint de leur abandonner. Arrivé le 21à Lowemberg avec vingt-cinq mille hommes, il fait jeter des ponts sur le Bober :Maison, à la tête du 5 e corps, attaque vivement Yorck en avant de Low'emberg;en même temps Ney et Marmont chassent Sacken de Buntzlau, tandis que Mac-donald et Lauriston menacent le centre de Blücher . A la manière dont s’exé-cutent ces mouvements, Blücher a deviné que Napoléon est là, et il ne cherchoplus à disputer le terrain, et se concentre derrière la petite rivière de Haynau.Mais l’armée française continue son attaque avec vigueur, et le force à se réfu-gier derrière la Katzbach. A la fin de cette journée a lieu la première défec-tion dans nos rangs : un régiment de hussards westphaliens passe en entier àl'ennemi. Enfin, le 23 août, se termine la poursuite de Blücher par Napoléon .Défait de nouveau à Goldberg, le général prussien se relire en toute hâte surlauer, où le 2-V il réunit son armée.