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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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HISTOIRE

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Napoléon avait bien calculé; il a eu le temps de battre et de repousser BUi-cher : il aura celui d’arriver à Dresde avant Schwartzcmberg. Il donne pour in-struction au maréchal Macdonald, qui remplace le maréchal Ney au comman-dement, de concentrer toutes ses troupes, d’éviter la bataille, de se reployersur la Queiss, et même sur le camp de Dresde , s’il a affaire à des forces supé-rieures. Napoléon avançait sur Dresde à toute course ; il venait d’apprendreque les alliés avaient franchi les montagnes de l’Erzgebirge . 11 rallie en passantles corps de Victor et de Yandainme. Le 24, le maréchal Saint-Cyr, après unelégère canonnade, quitte le camp de Pirna devant la grande armée de Bohême,et se retire à Dresde , qui a été mise à l’abri d’un coup de main. Le lende-main, le prince de Schwartzcmberg campait devantDresde avec deux cent millehommes; mais il remit l’attaque au 26, pour attendre l'arrivée du corps deIvlenau. Moreau, qui connaissait le prix du temps, et qui surtout appréciaitl’absence de Napoléon, voulait que l’attaque eût lieu au moment même. Napo-léon savait que le 9 juillet, aux conférences de Traehemberg, les Autrichiens,les Russes et les Prussiens s’étaient donné rendez-vous à Dresde , dans le campde l’ennemi. Il avait formé son plan en conséquence. La démonstration qu’ilvenait de faire par la Silésie, sur la Bohême, avait eu aussi pour but d’inspireraux alliés l’espoir d’arriver avant lui à Dresde , et lorsque ces mêmes alliés s’a-vanceraient dans la plaine, Napoléon devait, en passant les ponts de l'Elbe àlvœnigslein, revenir se placer sur les derrières de l’armée ennemie, en la cou-pant des montagnes de la Bohême, et la forcer de recevoir la bataille au momentoii elle comptait attaquer Dresde . Mais il fallait, pour l’exécution de celte opé-ration, que Dresde put tenir jusqu’au 28; et sur cette question une réponsenégative, rapportée la nuit par le général Gourgaud à l’Empereur, le déter-mina à renoncer à son dessein. Le général Yandainme avait été chargé de dé-bloquer Pirna : l’Empereur lui expédia le général Haxo, pour lui prescrire des’emparer des défilés de Peterswalde, sur la Bohême. « C'est à lui, dit Napoléon ,à ramasser l'épée des vaincus. » Alors, mettant encore à profit la circonspectionautrichienne, il entre à Dresde le 26, vers dix heures du matin. Il était temps :en effet, à quatre heures après midi, le prince de Schwartzemberg s’est décidéenfin à ne plus attendre le corps de Klenau, et commande l’assaut. Les alliés,formés en six colonnes précédées chacune de cinquante bouches à feu, s’avan-cent sur les ouvrages. En peu de moments la canonnade devient terrible. L’ar-tillerie de la redoute de la porte de Freyberg est démontée par celle de l’en-nemi , qui emporte également la redoute du centre. Nos troupes se replient surles faubourgs. Les alliés débouchent entre Striesen et l’Elbe , et portent lecombat jusqu’au pied des palissades. Les réserves de Saint-Cyr sont engagées.Napoléon juge le moment de l'offensive arrivé pour lui. Le maréchal Ne)débouche par la porte de l'iaucn, sur la gauche des alliés ; le maréchal Mortiersur la droite, par la porte de I’irna. Le roi de Naples, avec ht cavalerie de