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(les pairs se lixa sur le baron Quinette et le duc de Yicence; les représentantsdonnèrent leurs suffrages au général Grenier, au comte Carnot et au ducd’Otrante . Le gouvernement provisoire, ainsi constitué, confia au prince d’Ess-ling le commandement en chef de la garde nationale de Paris.
Aussitôt après son installation, le gouvernement provisoire fut présenté àNapoléon : en y retrouvant deux de ses ministres et un de ses conseillers d’état,il dut se croire suffisamment garanti sous le rapport des égards et de sa sûretépersonnelle. Le 27, MM. Andréossy, Boissy-d’Anglas, Valence, Elauguergueset la Besnardière, furent envoyés auprès de Wellington pour négocier un ar-mistice.
Jusqu’au dernier moment, Napoléon voulut rester fidèle à son grand sacri-lice. Le25juin, il demanda deux frégates pour le transporter hors deFrance;et aussitôt, se décidant à quitter le palais de l’Élysée, trop petit quelques joursauparavant pour contenir la foule empressée des ambitieux et des courtisans,et maintenant déserté par tous ces esclaves de la fortune, il résolut d'attendrela réponse du gouvernement provisoire à la Malmaison, devenue la premièrestation de son exil. Un nouvel outrage y attendait Napoléon . Le lieutenant-gé-néral Becker, membre de la Chambre des représentants, arriva à la Malmaison,envoyé par la commission du gouvernement, qui avait mis sous ses ordres lagarde de Napoléon. « L’honneur de la France , disait le ministre de la guerre,« commande de veiller à la conservation de la personne de l’Empereur, et au« respect qui lui est dû. L’intérêt de la patrie exige qu’on empêche lamalveil-« lance de se servir de son nom pour exciter des troubles. »
Napoléon se contenta de répondre au général Becker : «Qu’on aurait dû l’in-« former officiellement de celle disposition, qu’il regardait comme une affaire« de formeet non comme mesure de surveillance, à laquelle il lui semblaitd’autant« plus inutile de vouloir l’assujettir qu'il n’avait pas l’intention d’enfreindre ses« engagements. » Informé par le général de la marche du gouvernement et desdispositions des deux Chambres : « Que l’on me donne, dit-il, les frégates que« j’ai demandées, et je pars à l’instant pour Uochefort. Encore faut-il que je« puisse me rendre à ma destination sans risquer de tomber entre les mains dea mes ennemis. Il me tarde de sortir de France , afin de me soustraire aux des-« seins que l'ennemi a sur ma personne, et d’échapper à une catastrophe dont« l'odieux retomberait sur la nation. » Napoléon était alors mieux inspiré qu’ilne le fut quinze jours après, quand il alla se précipiter dans le péril qu’il avaitvoulu éviter.
Si la commission du gouvernement eût mis à la disposition de Napoléon ,gu moment où il en faisait la demande, les deux frégates qu'il réclamait pourse rendre aux États-Unis avec sa famille, la mer était libre, et l’Empereur eûtéchappé à la coalition ; mais la commission en agit autrement. Elle nomma le gé-néral Becker pour accompagner Napoléon jusqu’à l'ile d’Aiæ, et rester auprès de