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Il était impossible que je montrasse au généralExcelmans mes instructions, puisqu’il ne m’en avaitpas été donné par écrit ; et il est faux que j’aie hésitéun instant pour savoir si je quitterais ou non la pour-suite des Prussiens que j’avais ordre d’ attaquer et dene point perdre de -vue , pour me porter au bruit d’unecanonnade qui avait lieu à quatre ou cinq lieues delà , et qui semblait autant l’effet d’un engagementpartiel, à l’entrée de la forêt de Soignes , que le ré-sultat d’une affaire générale. Pouvais-je, d’ailleurs,si promptement oublier que Napoléon avait sévère-ment censuré le maréchal Ney,pour s’être arrêté aubruit du canon qui se tirait près de Fleurus, pouravoir porté des troupes dans cette direction, et pours’être permis de ne point littéralement exécuter sesordres ? Quant aux avis qu’on met dans la bouche dugénéral Gérard, était-il à même de me les donner,lui qui se trouvait alors ( vers midi ) à plus de deuxlieues en arrière, qui ne m’a joint que devantWavres,long-temps après P II est absurde de -faire dire au gé-néral Gérard que je m’étais arrêté la veille à Gembloux ,quoique mes ordres me prescrivissent de marcher surWavres , car ces ordres (rapportés par le général Gour-gaud, page y5), non - seulement ne prescrivent pasce mouvement, mais ne l’indiquent en aucune ma-nière. Depuis que je suis en Amérique , j’ai apprisque beaucoup d’autres conseils m’avaient été donnés.Le public comme moi - même appréciera la vérité etla valeur de ces avis venus si long-temps après lesévénements ; comme aussi il jugera tous les plansfaits après la campagne. Il en est, au reste, de
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