mandait sérieusement qu'on l’envoyât ramer sur lesgalères du roi, le front couronné de lauriers.
Voltaire , qui a écrit quelque part que la critique estle poison de la littérature , a lui-même égayé l’Europe des fusées légères de sa philosophie satirique.
Gilbert quitte un jour Fontenay-le-Château, portantpour bagage et pour toute fortune son début poétique.Pauvre enfant! persécuté par la philosophie , méprisépar les protecteurs qu’on lui avait fait espérer, abreuvéde douleurs, de dégoûts, poussé au désespoir
Par ce petit limeur de tant de prix enflé,
Oui sifflé pour ses vers, pour sa prose sifflé,tout froissé des faux pas de sa muse tragique,Tomba de chute en chute au trône académique.
Gilbert meurt à vingt ans, après avoir traîné une vie