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CINQUIEME SATIRE.
Onze ans, souple et modeste, en des travaux facilesDépensant avec art des talents mercantiles,
Sans génie, il est vrai, mais d’audace animé,
Tu moissonnas un grain habilement semé;
T’ai-je alors demandé la secrète influenceQui vers la Faculté tournait ton espérance,
Et comment tu rompis le lyrique lienDont faillit l’enchaîner le cyrque italien ;
Quel alliage enfin, quel vernis de fabriqueD’un momus de salons fit un scribe chimique?
Ah! puisse un médecin au portique sacré,
A pied et sans appui modestement entré,Auréoler son front et d’honneurs et de gloire;J’applaudis hautement à sa noble victoire,
Et ne m’informe point, enviant son pavois,
Si l’accent étranger perce encor dans sa voix.