Buch 
Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
Seite
136
JPEG-Download
 

136

SIXIEME SATIRE.

Et des plumes du paon à nos yeux dépouillésSont restés sans vertu comme des fers rouillés!

Oui, voilà du concours l’avantage sublime;

Les prévôts exercés à cette noble escrimePeuvent bien, il est vrai, d’un lleurel sans bouton

4

Du maître inattentif déchirer le plastron ;

D’un exercice : ' quelquefois on écarteLes traits qu’on vous portait ou par tierce ou par quarte ;El bardé de mémoire ou piqué d’à proposOn peut bien au savoir commander le repos.

Mais du moins les vainqueurs à ce jeu plein de gloireNe nous condamnent pas à pleurer leur victoire;

Nous ne gémissons pas sous le triste haubertD’un Moreau, d’un Bougon, d’un Fizeau , d’un Guilberl;Mais du moins en ce champ où souvent le pied glisseL’ignorance se fait elle-même justice,

Et ne vient pas briser dans un espace étroitD une impuissante main son tleuret maladroit.

Mais du moins s’il vous faut, pour former une école,Des hommes à vernis, des vendeurs de parole,