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HUITIEME SATIRE
Et, Danlan poétique, on caustiques portraitsDe chaque Taux savant j’ai crayonné les traitsProjectile échappé de ma fronde ennemie,Mon vers a quelquefois meurtri l’Académie ,El quelquefois encor d’un distique sanglantJ’ai de la Hère École ecchymosé le liane.
Mais qui peut m’accuser d’un littéraire crime?Ai-je sacrifié quelque nom ii la rime?
Montrez-moi le Quinanlt que mon injuste versOu d’estoc ou de taille a frappé de travers !
Deux mille alexandrins sont sortis de ma plumeJ’atteins sous peu de jours la fin de mon volumeEl des deux mille vers que je viens de tracer,
Il n’en est pas un seul que je doive effacer '.
Pas un... Je n’eus jamais de haineuses querelles;Et si j’ai rembruni parfois mes aquarelles,