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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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HUITIEME SATIRE.

Lorsque debout encore après un long réveilIl a compté huit jours des heures sans sommeil,Du civique fusil l’épaule embarrassée,

Et dans ses fourniments la poitrine encaissée,On le voit d’insomnie et de labeur transi,Prolétaire sans droits, corvéable à merci,

Flétri civilement d’une enfance éternelle,

Aux portes du château poser en sentinelle,

Et présenter, le front par son schako rayé,

Les armes au faquin qui ne l’a point payé ! ! !

Sous le joug des Germains pesamment avilie,Nous trouvons plus d’égards dans la molle Italie ;Moins malheureux que nous, nos frères transalpinsÉchappent aux lazzis des Mirabeau-Scapins;

Le fisc ne s’attend point à de viles aubaines;

Ils ne sont point inscrits dans les gardes urbaines,