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HUITIEME SATIRE.
Lorsque debout encore après un long réveilIl a compté huit jours des heures sans sommeil,Du civique fusil l’épaule embarrassée,
Et dans ses fourniments la poitrine encaissée,On le voit d’insomnie et de labeur transi,Prolétaire sans droits, corvéable à merci,
Flétri civilement d’une enfance éternelle,
Aux portes du château poser en sentinelle,
Et présenter, le front par son schako rayé,
Les armes au faquin qui ne l’a point payé ! ! !