LES FUNÉRAILLES DE DUPUYTREN . -203
D’une docte harmonie inépuisable écho,
Eussent bâti sous lui les murs de Jéricho ;
C’est que veuf d’une voix dont on était avide,
Elle remplit encor l’amphithéâtre vide,
Vide.... car son génie, hélas! nous a quittés.
Qui donc, rendant la joie à nos fronts attristésEt de nos jeunes gens relevant l’espérance,
Osera recueillir sa triste déshérence?
Qui donc, ardent et calme, et plein d’un noble orgueil,Nous fera désormais admirer son coup-d’œil?
Qui, sur ce vieux fauteuil, silhouette magique,
Le corps rapetissé sur un pivot oblique,
La voix basse et d’un timbre à tons faibles mais clairs,De son cerveau grandi lancera des éclairs?....
Ah ! quand on a vécu d’une si haute vie,Qu’à l’immortalité le trépas nous convie,