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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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L’HOMOEOPATHIE .

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Hahnemann m’épargna ce désespoir d’Oreste ;Lui seul m’a préservé du contact de la peste;Calmant en un clin-d’œil mon odorat tendu,

Le suc de pulsalille au millième étendu,

De son sucre de lait imbibe les globules n ;

Son parfum se répand en invisibles bulles;

Par mon actif cerveau le remède est couvé,

La psore est expirante et le monde est sauvé.

Ah! pour l’esprit du sage il n’est point de vétille...,Que dis-je!... est-il besoin du suc de pulsalille?Croyez-vous qu’Hahnemann , esclave d’un seul fait,N’offre qu’un amalgame à son sucre de lait?

D’un mélange hardi quelquefois il ordonneAu millionième un grain de belladone,

Et mille fois dissous le camphre ou l’aconitA l’heureux véhicule et s’infuse et s’unit;