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DIXIEME SATIRE.
La mort, dit Hahnemann , trempait sa faulx brutaleAux réservoirs affreux du virus de la gale ;
Et dans nos corps livrés aux tourments de l’enfer,D’avides Acarus 5 plongeaient leurs dents de fer.
Et moi qui, sur la foi des matrones de Corse,
Du derme boutonneux étudiais l’écorce ;
Qui, crédule et sans crainte, aux rayons du soleilDe l’horrible sarcopte épiais le réveil ;
Qui, dormant sur la foi d’un heureux horoscope,Apprenais de Raspail à lire au microscope ;
Moi qui m’inoculais, sans froncer le sourcil,L’animal à sillons dont je suivais le fil ;
Détracteur insensé d’une nouvelle secte,
J’observais et la vie et les mœurs de l’insecte,J’allais peindre ses traits d’un innocent pinceau,
Et nourrir de mon sang un vampire au berceau.
Malheureux..., j’aurais donc, jouant avec la psore,Ouvert imprudemment la boîte de Pandore ;
Et sans les bons avis de l’illustre Hahnemann ,
Livré notre univers aux dénis d’un caïman !