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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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ONZIEME SATIRE.

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Ni la pluie obstinée à battre son auvent.

Ni le double fracas de la grêle et du vent,D’éléments courroucés convulsive agonie,

Ne peut de son sommeil déranger l’harmonie.

Las des courses du jour, des nocturnes travaux,L’humble praticien aime aussi les pavots;

Mais le sommeil à peine, écartant la lumière,

A de sa lourde main pesé sur sa paupière ,

Un triste messager, matinal Lucifer,

Se pend les bras tendus à son marteau de fer ;Comme aux échos des bois le cor et vibre et sonne,Telle sur son chevet la sonnette résonne ;

En sursaut il s’éveille, et par le froid raidiFouille à demi vêtu son âtre refroidi ;

La canne d’une main, le manteau sur l’épaule,Aiguille tremblottante et qui cherche le pôle,