K EVE II..
L'ECOLE.
11
Je ne leur en veux pas, je les plains; mais je blâmeCeux qui, les façonnant à ce commerce infâme,Firent un mou repos à leurs sens fatigués;
Leur dirent : Laissez-là le travail, intriguez;
C’est un métier d’enfer, le métier que vous faites;Essayez-vous plutôt au métier des courbettes;
S z sur vos doigts combien sont les amisDont aux chocs du concours l’appui vous est promis.
Le concours, voyez-vous, est un jeu de bricole;
Eli! ne savez-vous pas ce qu’on lait à l’école !
Nous sommes là vingt-cinq, l’un par l’autre tenus,Qui palpons tous les ans quatre fois mille écus ;
Que l’on nous pende tous à ces hautes ogives ;
Que le tendre aloyau déchire nos gencives ;Fuissions-nous sous nos dents, qui les mâchent encor,Jamais plus ne mâcher truffes du Périgord ;