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DIX-SEPTIEME SATIRE
Comme s’il recevait, sans cesse effarouché,
Ces adieux du mourant auprès de lui couché ;
L’air froid qui l’atteignait ne trouvait point un termeAux rideaux bienfaisants que l’on ouvre et l’on ferme,Et de la draperie à mobile rempartL’homme riche et puissant recevait seul sa part.Combien d’infortunés, au siècle qui s’éclaire,
Doivent leur existence à ce soin tutélaire!
Pieusement rebelle aux rigueurs de la loi,
Ainsi Pinel, épris d’une divine foi,
Interprète sacré des droits de la nature,
Du fouet déshonorant a banni la torture,
Et nous attendrissant aux maux qu’ils ont soufferts,Des bras des insensés a fait tomber les fers ;
Dès lors sur son grabat un cul de basse-fosse,Trappe qui maintiendrait une bêle féroce,