LES HOPITAUX ET LES CLINIQUES.
A cessé d’enfermer, un collier lourd au col,L’aliéné fléchi sous l’écrasant licol,
Grinçant les dents de rage, et d’une bouche hâveCrachant à flots impurs une écumante bave.
Au vague délirant d’un esprit agitéAujourd’hui rien n’oppose un mors inusité;Jusqu’aux murs de Bicêtre on peut se croire libreLaissant un large cours à toute âme qui vibre,D’un utile travail directeur éclairé,
Ferrus maintient partout un essor modéré,
Et sous la vive ardeur du soleil qui le tanne,
Il achève la cure à la ferme Sainte-Anne 3 ,
Asile de repos où l’on cherche à guérirCeux que la loi naguère eût envoyés mourir.
Mais pourquoi s’arrêter sur cette heureuse voiePourquoi se modérer dans l’amour et la joie?