LES LAZARETS ET LES Q L'A R A JN TA IN ES. -251
La mort est suspendue au souffle de sa bouche,
En le fuyant lu vis, tu meurs si tu le touche,
Fuis...» Ah, dût-on s’attendre au plus a (freux destin;Du Temps que rien n’émeut dût l’inflexible mainAu chevet du mourant fixer sa faulx cruelle,
Mourons, mais portons-nous une aide mutuelle,Honteux de consentir par de lâches relusA nous déshonorer pour vivre un jour de plus!...
.Mais quel est le typhus dont la bouche perfideSouffle toujours vivace et toujours homicide?
Ne peut-on, sans périr des germes du poison,Humer l’air que vicie un étroit horizon?...
Oh! non, l’épidémie échappe à toute entrave;Elle aime à s’éloigner de l’homme qui la brave,Et, comme en se jouant de leur timide soin,Frappe sur les fuyards qui se sauvent au loin.