Je suis loin de penser que les Dames fassent de laparure leur occupation unique. M. Thomas, de la mêmemain qui crayonna les grands Hommes, a rendu hom-mage à l’aptitude qu’elles ont pour les Sciences lorf-qu’elles veulent bien s’y livrer. Nées, avec des organesplus délicats, plus fins que les nôtres, leurs progrès endeviennent plus rapides; elles réussissent fur-tout dansle genre gracieux 6c léger. Le Journal des Dames nousprouve qu’il leur reste encore assez de temps après latoilette pour composer de jolis vers, tels que ceux deMadame la Comtesse de Turpin 6c de Madame deBeauharnais. Madame de Sévigné, notre unique mo-dèle dans le style épistolaire, s’occupait des modesnouvelles pour les envoyer à fa Fille, 6c Madame duChâtelet ne négligeait point le foin de fa beauté lorf-qu’elle commentait fous les yeux de Voltaire les systè-mes de Leibnitz 6c de Newton*
II faut en convenir, î’attention des Femmes à fe parern est pas aussi frivole qu’elle le paraît à des yeux pré-