6 Les quatre heures
Ainsi Psiché s’est endormie,
En cherchant au fond de son cœur.
D où vient cette inquiète ardeurQui suit le printems de fa vie,
Et qui la sèche de langueur.
Dans l’enchantement de son rêve,
Sur son aîle Zéphir l’enlève,
Par les ordres d un Dieu caché :
Enfin dans ces momens propices,
Au charmant palais des délices,
L’Amour a transporté Psiché.
Mais en découvrant à la vueDe Psiché le tendre incarnat,
Du jour affaiblissons l’éclat,
Voilons la pudeur ingénue :
La clarté blesse ses appas :
Elle est sage, mais elle est niie,
L’Amour a les yeux délicats.