X-ij Vit DE DANIEL DE FOE.
de ses jours, dans l'une des opérations politiquesqui ont le plus contribué à sa tranquillité intérieure.Son esprit s’exerça sur une infinité de sujets dif-férens, et, s’il ne produisit pas toujours des chefs-d’œuvre, au moins tous ses ouvrages, exceptédeux ou trois débauches d’imagination, sont mar-qués au coin du patriotisme ou de la saine morale.L’Amérique Septentrionale est peut-être redeva-ble à l’un d’eux (i) de l’heureuse direction queprit le génie inventif de Franklin vers des projetsd’utilité publique. Le Spectateur il’Addison n’au-rait probablement pas existé, sous la forme at-trayante qui lui a procuré tant de lecteurs , si DeFoe n’eût créé ce genre d’essais périodiqes, quiadmet tout, excepté les longueurs et la monoto-nie. Sa vie fut intègre autant que laborieuse ; sonâme, élevée et reconnaissante. Il défia avec cou-rage les persécutions des grands ; il repoussa parune noble fierté les insultes des calomniateurs. A lavérité, il encensa un roi qui n’était digne d’éloge quesous le rapport des succès militaiies ; mais ce roi
(1) X/Essai sur (es projets. Voyez le Précis h'st crique sur ta vu> dçB. Franklin, écrite par lui-même.