PRÉFACE DE L’ÉDITEUR. ( 1821 )
U Puisqu’il nous faut absolument des livres fdisait J-J. Rousseau, il en existe un qui four-nit , à mon gré, le plus heureux traite d’édu-cation naturelle. Ce livre sera le premier quelira mon Emile : seul, il composera durantlong-temps toute sa bibliothèque, et il y tien-dra toujours une place distinguée. Il sera letexte auquel tous nos entretiens sur les scien-ces naturelles ne serviront que de commen-taires. Il servira d’épreuve durant nos progrèsà l'état de notre jugement; et tant que notregoût ne sera pas gâté, sa lecture nous plairatoujours. Quel est donc ce merveilleux livre?Est-ce Aristote ? est-ce Pline? est-ce Buffon?Non ; c’est Robinson Crusoé. (*) »
Le jugement du Public éclairé de tous lespays a confirmé l’approbation d’un aussi justeappréciateur du boa et de l’utile que J.-J. Rous-
(*) Emile, tome 2 , liv. 3, pag. 55 de l’e'dit. de Kelt.
T. I.
a