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ME DE DANIEL DE EOE.
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» et je ne sais à laquelle des trois nous serions ja-» loux de ressembler. Je veux parler des Ecossais,
» des Gallois et des Irlandais; et, si j’étais d’hu-» meur à faire une satire, qui fût la contre-partie» du libelle de Tutchin, je passerais en revue» toutes les nations de l’Europe , et je prouverais» que celles dont le sang est le plus mêlé, sont» les plus civilisées et les moins corrompues. »Dans l’ouvrage même, ï)c Eoe commence parcensurer les vices des nations voisines de l’Angle-terre ; puis jetant les yeux sur ce royaume, il re-proche à ses habitans d’etre souillés du plus noirde tous les crimes , du crime d’ingratiude enversun prince qui se dévoue à leur bonheur et à leurgloire. Tl fait ensuite l’énumération des peuplesde qui ils sont issus, tels que les Gaulois, les Sa-xons, les Danois , les Irlandais, les Ecossais, etc.;et il ajoute que cette tourbe amphibie et bâtardea produit
I/êlre méchant et vain qu'on appelle un Anglais .
Il ne faut chercher dans celte satire, ni les fi-nesses de l’art, ni le mérite d’un plan régulier,ni l’harmonie de la versification. Ce quelle ren-