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publique avaient d’excellentes raisons pour ap-puyer ce système, on serait tenté de croire qu’encette occasion notre auteur se livra un peu tropaux mouvemens de sa reconnaissance.
Bientôt les deux factions, qui maintiennentdepuis un siècle la Grande-Bretagne dans une ef-fervescence salutaire, furent plus que jamais auxprises, et leurs dissensions éclatèrent avec scan-dale au sein meme du parlement. De Foe prouva,dans ces momens d’orage, que les patriotes éner-giques pouvaient toujours compter sur son appui.Le grand jury et les francs-tenanciers du comtéde Kent, présentèrent, le 19 mai 1701, à la cham-bre des communes, une pétition où ils engageaientses membres à s’occuper davantage des affairespubliques, et moins de leurs passions particuliè-res. Ils y laissaient entrevoir qu’il existait un pro-jet de les contraindre à mieux remplir leur mis-sion , pour lequel on était sûr de l’assentiment deLondres et de plusieurs comtés. Trois signatairesde cette adresse intrépide furent mis en prison:Révolté contre les trois quarts de la nation, d’unacte aussi criant, De Foe se déchaîna contre sesauteurs, dans un mémoire étincelant de vérités