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A IE DE DANIEL DE FOE.
» d’entre nous à la risée ou à l’indignation? »De Foc repoussa victorieusement ce reproche,dans la préface de cette nouvelle satyre; et ce pas-sage offre aux modernes imitateurs de Juvénal une leçon trop instructive, pour (pie je me dis-pense de le citer. « En fait de vice, je ne connais» ni Whig ni Tory ; je n’ai à faire qu’à deux par-» lis, celui des hommes vertueux et celui des hom-» mes AÎcieux. Si les Whigs comptent dans leurs» rangs un magistrat de mœurs dépravées, eh* bien! qu’il réforme ses mœurs ; à lui permis» alors d’appartenir aux Whigs : autrement ceux-» ci doivent rougir qu’il porte leur livrée. »
Dans la préface générale, De Foc se plaignaitavec amertume « de la scandaleuse licence de la« presse, au moyen de laquelle des imprimeurs» pirates dépouillent un auteur du produit de ses» méditations, et lui enlèvent jusqu’au mérite de» la pureté du style. » On dit que la vigueur deses réclamations à cet égard fut ce qui donna lieuà l’acte pour l’encouragement des sciences, lequelgarantit aux auteurs ou à leur ayans-cause, lapropriété des ouvrages publiés par la voie de l’im-pression ; mais ce n’est là qu’une assertion dénuée