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sur un fait que scs ennemis se seraient empressésde démentir, il n’eut, pendant trois ans, aucunecorrespondance avec son premier bienfaiteur » etce grand homme ne parut jamais lui en savon-mauvais gré.
Ce fut en 170g qu’il publia YHistoire de l'unionde VAngleterre et de l'Ecosse . Il avait pris une parttrop active à cet événement, scs moindres particu-larités étaient trop présentes à son souvenir, pourqu’il ne s’abusât point sur les inconvéniens d’uneattention scrupuleuse à ne rien omettre de ce quis’était passé sous ses yeux. Mais, d’un autre côté,ce défaut qui dût rendre l’ouvrage fastidieux pourses contemporains, semble ajouter à son mérite,à mesure que les hommes, prenant une physio-nomie et des mœurs nouvelles, recherchent avecplus de curiosité quelles étaient les mœurs et laphysionomie de leurs ancêtres. Le récit de DeFoe est maintenant un drame, où i’on voit lessimples paysans et les grands seigneurs agir etconverser suivant leurs affections, leurs habitudescl l’esprit de leur siècle. Cette manière plaît ausavant qu’elle instruit, à l’homme de goût qu’elleamuse, à l’homme d’état qu’ellcrcpose de la lecture