présentées à cet effet. Le désir de mériter ces Prixa fait faire bien des efforts pour la découverte deslongitudes, soit du côté de l’Horlogerie , soit ducôté de ['Astronomie, & l’on en a déjà beau-coup approché. Si l’Horlogerie pouvoit formerune montre qui, malgré les mouvemens de rouiisSí de tangage > fût réglée à 2 minutes près pendantsix mois, le problème feroit résolu: M. Marri jj'onl’a essayé en Angleterre au moyen d’une horlogeconstruite avec beaucoup d’art, & qui approchedéjà du succès que l’on souhaite, suivant ['expé-rience qu’on en a faite en 1736. L’Astronomieemploie pour résoudre ce problème des longitudes,c’est-à-dire, pour trouver l’heure qu’il est à Parisdans quelqu’endroit que l’on soit, les satellites deJupiter & les mouvemens de la Lune fart. 2j y).
231. La méthode des Satellites de Jupiter, sup-pose qu’on puisse les observer exactement en mer;on a vû dans le Journal étranger (Mars 1761)que M. Irwin y étoit parvenu au moyen d’unechaise marine suspendue fur le gaillard d’arrière,près de l’habitacle d’un vaisseau, de manière à nepas en éprouver stagnation; & suivant les expé-riences faites fur plusieurs vaisseaux au mois deJuillet 1759, on y observe très - exactement lessatellites de J upiter, même par un gros temps.
232. La méthode où l’on emploie les longi-tudes de la Lune, suppose plus de calculs, maiselle a le mérite de pouvoir fe pratiquer plus sou-vent: elle est déjà tellement perfectionnée, qu’onstroit assuré de trouver la longitude en mer à undemi-degré près, st l’on avoit fur un vaisseau unAstronome bien exercé, muni d’un quartier .deréflexion exactement divisé, & qui fît chaque
jour une dixaine d’obfervations pour corriger par
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