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céleste se trouva plus grand de 57"qu’il ne l’avoitsupposé en 1701; dès-Iors on vit combien il étoitdifficile de bien constater l’inégalité des degrés, ense renfermant dans des bornes aussi étroites queceiles de la France.
249. M. de la Condamine proposa en 1733d’aiier en Amérique, aux environs de l’équateur,mesurer un degré de la Terre : l’on partit en effetpour le Midi & pour le Nord, & le degré mesurésous le Cercle polaire par M. TS de Maupertuis,Clairaut, Camus & le Monnier, nous apprit en1736, que les degrés étoient considérablementplus grands vers le Nord; en effet fous la latitudede 66 d , le degré se trouva de 57438 toises, plusgrand de 378 toises que celui de M. Picard; dif-férence trop considérable pour pouvoir être dansaucun cas attribuée aux difficultés v & aux erreursdes observations, <Sc qui décida pour la premièrefois cette célèbre difficulté : (la figure de La Terredéterminée, ifc. par AI. de Alaupertuìs.)
Dès le 16 Mai 173 5 M. rs Godin, de la Con-damine & Bouguer étoient partis de la Rochellepour aller au Pérou mesurer aussi l’éîendue d’undegré sous le Cercle polaire; ce n’a été qu'a présplusieurs années de travaux que nous avons vûces illustres Voyageurs donner à leur tour le dernierdegré d’authenticité à l’aplatiíïèment de la Terre.M. de la Condamine, dans le grand Ouvragequ’il a publié fur cette matière, nous apprendque ledegré est de 56749 toiles sous l’équateur, moindrede 320 toises qu’en France, (Aîesure des troispremiers degrés da méridien dans T hémisphèreauflral, par M. de la Condamine, à Paris, del’Imprimerie royale, iyyi).
M. l’Abbé de la Caille étant au Cap de Bonne-