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du pendule simple: on y suppléerait aisément, &l’on pourrait 1a continuer en observant qu’il suffitde quarrer le nombre des pouces pour avoir lenombre des secondes. On en peut voir le fondementdans le Traité d’Horlogerie de M. LepAUTE.
La Table que je viens de donner fournit dansles horloges à pendule un moyen de vérifier labonté d’un échappement à repos , en lâchant si laforce & la vîtefle qu’il restitue à Vancre n’est pointtrop grande ou trop petite. Je suppose qu’unehorloge dans son état naturel ait des arcs entiersde deux pouces & demi, & qu’elle soit bien régléedans cet état, on peut, en augmentant le poids,ou en la nétoyant & y mettant de l’huile, fairedécrire des arcs doubles, c’est-à-dire, de cinqpouces; alors, suivant ma Table, elle devra re-tarder de 20" par jour, puisque de 6" à 26" ily a 20" de différence: si elle ne retarde ni plusni moins, c’est une preuve que ['échappement con-serve au pendule toute fa liberté, qu’il ne luirestitue précisément que ce qu il perdrait par lefrottement & la résistance de î’air, & que le pen-dule se meut étant appliqué à ['horloge de lamême manière que s’ii oíciiíoit librement & dansle vuide.
254. Les expériences du pendule simple doiventse faire, autant qu’il est possible, à un même degréde température , par exemple, à celle du Printempsou io‘ f du Thermomètre de M. de Reaumur,parce que les toises de fer étant plus courtes lors-qu’!! fait froid, elles seraient paraître le penduleplus long d’environ un cinquantième de ligne pourtrois degrés du Thermomètre; ainsi lorsque lesexpériences seront faites fous une autre tempéra-ture > il faudra les réduire à la moyenne, à pro-
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