III
De la prise de Constantinople à Soliman I er .
( 1453 - 1 520 .)
La chute de Constantinople détermina ce qui restait encore deplaces au pouvoir des Grecs à se rendre, et bientôt la Servie sesoumit au tribut; Phocée, Énos, Thassos, Samothrace, Imbros reconnurent Mahomet II pour maître. MaisHuniade, par un der-nier exploit, devant Belgrade , tailla en pièces son armée, forte de150,000 hommes et de 350 bouches à feu.
Une autre plaie, éternellement saignante au cœur du conqué-rant, c’était la résistance indomptable du prince de l’Épire, de l’il-lustre Seanderberg, qui lui gagna huit batailles et dont la mortseule le délivra en 1467.
Après avoir conquis le Péloponèse, il asservit Asmara et Si-nope, et parut devant Trébizonde où régnait un fantôme d’empe-reur grec, David Comnène ; le malheureux prince se rend, sur laparole de Mahomet qu’il aurait la vie sauve et ses trésors; mais lesultan,fidèle à sa politique d’extermination des princes dépossédés,le fait périr lui et toute sa race.