LA T U H U UIE
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çait à donner des marques de son caractère cruel et intraitable.La sultane Validé avait jusque-là régné sous son nom, mais lejeune sultan se lassa de cette tutelle, et ses premiers actesd’indépendance et d’autorité tirent trembler les grands et l’armée.
Châh-Abbas, le plus grand prince de la dynastie persane desSefis, étant mort sur ces entrefaites, la jeunesse de son petit-filsqui lui succéda semblait présager des succès faciles à la nouvelleexpédition que dirigeait le grand vizir Khosrew-Pacha. Aprèsavoir triomphé des éléments qui conspiraient pour entraver samarche, des inondations continuelles et d’un froid rigoureux dansles montagnes, il reçut la soumission de différents chefs du Kur-distan , détruisit de fond en comble Ilamadan (l’ancienne Ecbd-tane), et arriva devant Bagdad, en septembre 1630. Un moisaprès, un assaut général fut donné sans succès, et les Ottomans durent battre en retraite. Khosrew-Pacha fut déposé.
Ses troupes qui l’adoraient, de retour à Constantinople , serévoltèrent, pénétrèrent dans le sérail et faillirent renouveler lesscènes de la déposition d’Osman. Le sultan, pâle de fureur,vit massacrer sous ses yeux le grand vizir Ilatiz-Pacha, qui avaitsuccédé à Khosrew. Persuadé que cette sédition était le fruit desmenées sourdes de ce dernier, Amurat expédia un firman qui lecondamnait à mort. Par un trait bien remarquable du fatalismeoriental, cet homme énergique et indomptable, Khosrew-Pacha,quand il reçut le fatal cordon, se résigna tout à coup aux volontésdu padichah et tendit le cou aux muets. Un mois ne s’était pasencore écoulé depuis sa fin tragique, qu’une nouvelle révolte,plus terrible encore, mit en péril les jours du sultan ; heureusement, que la grandeur du danger éveilla au plus haut point sonénergie i un coup vigoureux frappé à propos, l’exécution du prin-