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La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
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PITTORESQUE.

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Les Russes trouvèrent dans la place deux cent trente canons,une immense quantité de munitions de guerre, et des richesses in-calculables ; car les Ottomans avaient rassemblé à Ismaïl tout lebutin qu’ils avaient enlevé à Bender, à Akerman et à Kilia-Nova,lors de la conquête de ces villes.

Quand le peuple de Constantinople apprit cette sanglante catas-trophe, sa fureur ne connut plus de bornes. Il lui fallut une vic-time, il demanda à grands cris la tête du vizir Hassan-Paclia etSultan Selirn n’osa la lui refuser.

Cependant Varna, grenier de Constantinople et des armées otto-manes, était menacé de nouveau, lorsque, par suite de la craintequ’inspiraient les événements qui se passaient en France , l’Angle-terre et la Prusse s’interposèrent entre les parties belligérantes; etles négociations ouvertes àGalatz, au mois d’août 1791, amenèrent,le 9 janvier de l’année suivante, le traité définitif de Yassi.

Par ce traité, celui de Koutchouk-Kaïnardji et les stipulationsantérieures furent confirmés. La Porte consentit à laisser lesvoïvodes de Moldavie et de Valachie exercer leurs fonctions pendantsept ans, sans pouvoir les remplacer dans l’intervalle, à moins quela Russie n’y donnât son assentiment. L’impératrice rendit toutesses conquêtes, à l’exception d’Oczakow et du territoire situé entrele Bog et le Dniester, où l'on vit bientôt s’élever la ville d’Odessa .

Selim résolut de garder une exacte neutralité entre la France devenue république et les puissances coalisées contre elle. Ce futmême à cette puissance, la plus ancienne et la plus fidèle alliée del’empire ottoman , qu’il demanda les ouvriers dont il avait besoinpour creuser un bassin dans le port de sa capitale et pour la con-struction des vaisseaux, et des sous-officiers instructeurs, des la-mineurs, des fondeurs de bombes, des officiers de terre et de mer