PITTORESQUE.
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favorite et un eunuque noir dans une tour en pierre, où il espéraitêtre à l’abri de l’incendie.
Cependant le kapoudan-pacha, Ramis, ordonnait à deux vais-seaux de ligne de s’embosser devant le quartier de l’aga des ja-nissaires, et d’ouvrir le feu contre les révoltés. Exposés à la fois àla mitraille des seymens réguliers qui tiraient du haut des murs dusérail, et à la canonnade des vaisseaux, les janissaires, après s’ètrcbattus pendant tout un jour, commençaient à désespérer de leurcause. Mais une fausse manœuvre de Kadi-Pacha lit tout changerde face. Les scymens furent écrasés ; le feu fut mis à une grandepartie de la ville.
En ce moment quelques cris furent proférés dans la foule enfaveur de Sultan Moustapha ; ce fut l’arrêt de mort de ce prince.Mahmoud, qui l’avait épargné jusqu’alors, le fit étrangler.
Lorsque la flamme eut consumé le palais du grand vizir, quel-ques hommes se glissèrent parmi les décombres dans l’espoir d’ydécouvrir de l’or. Ils trouvèrent au pied d’une tour élevée uneporte en fer, l’enfoncèrent et pénétrèrent dans un caveau oùgisaient trois cadavres à côté de sacs remplis d’or et de pierresprécieuses. C’étaient les corps du pacha de Roustchouk , de safemme et de son esclave. Les janissaires se donnèrent la satisfac-tion d’empaler leur ennemi mort, et de l’exposer, pendant troisjours, sur la place de l’Et-Meïdan.
D’après une autre version plus conforme au caractère intrépidede Baïrakdar mais moins véridique, il se serait fait sauter à la der-nière extrémité, après avoir jeté aux rebelles le corps inanimé deMoustapha qu’ils voulaient rétablir.
Le pacha de Roustchouk doit être compté au nombre deshommes remarquables de la Turquie moderne, non-seulement à
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