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horrible perfidie, les fit massacrer. La Porte, qui redoutait cettemilice, approuva la conduite de son lieutenant.
Toçoun-Paclia, fils de Méhémet, marcha ensuite contre l’émirScoud, chef des Wahabis, et entra vainqueur dans Médine. Lesclefs de la ville furent envoyées à Constantinople où, deux moisplus tard, on reçut encore celles de la Mecque . Enfin, Abdallah,fils d'Emir Seoud qui était mort sur ces entrefaites, se rendit àIbrahim, second fils du vice-roi d’Egypte , qui l’envoya à Sa Hau-lesse. Ce malheureux prince eut la tète tranchée sur la place4’Àia-Sotia (1818), et cet événement abattit pour longtemps lasecte des Wahabis.
Depuis que la paix avec la Russie permettait à la Porte d’em-ployer librement toutes ses forces, l’insurrection de la Servie per-dait chaque jour du terrain; le pacha de Widdin emportait d’as-saut le camp des rebelles, et Belgrade , leur capitale, tombait aupouvoir des Ottomans . Czerni-Georges, voyant sa cause perdue,passa en Russie où l’empereur Alexandre lui accorda le grade degénéral. Quelques années après, il fut mis à mort par le prince deServie, Miloch-Obrenowilch, au moment oii il rentrait dans sapatrie pour y organiser un nouveau soulèvement contre les Turcs.
Lors de la paix générale qui suivit la chute de Napoléon, SultanMahmoud revint aux projets de réforme qu’il méditait toujours aufond de son àme; en juillet 1814, un firman parut, relatif à laformation d’une troupe d’élite choisie parmi chaque orta de janis-saires. Ce firman fut favorablement accueilli.