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La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
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PITTORESQUE.

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Après la victoire des rebelles, Malunoud fut obligé de souscrireà toutes leurs exigences; et pour mieux cacher ses desseins, il pa-rut abandonne** tout projet de réforme, affectant de ne parler quedu passé et feignant de s’endormir, comme un bon musulman,dans le dogme de l’inévitable fatalité.

Sans conseiller, sans argent, presque sans armée, il lui fallutcontinuer la guerre contre la Russie et combattre les Serviens ré-voltés. L’importante forteresse d’ibraïl tomba au pouvoir du généi’alBagration et la campagne de 1810 fut encore moins heureuse quela précédente pour la cause des Osmanlis : ils perdirent Nicopolis,Silistrie , Rouslcliouk; un armistice fut alors signé et bientôt ladéclaration de guerre de Napoléon à la Russie changea subitementla face des affaires. La paix fut signée à Rucharest le 28 juin 1812.

Le sultan cédait la Bessarabie, acceptait le Pruth comme limitedes deux empires, et plaçait la Valachie sous le protectorat du czar.Ce fut toujours, en effet, le système de la Russie de préparer sesconquêtes en s’attachant préalablement les populations par lareconnaissance et l’intérêt.

Pendant que les Russes abandonnaient les bords du Danube pourse replier au cœur de l’empire, menacé par les aigles victorieusesde Napoléon, le général Andréossy, ambassadeur français , essayaitde soustraire le sultan à l'influence de l’Angleterre, sans réussirdans cette mission, car Mahmoud n’avait point oublié le traité deTilsitt, non plus que les menaces outrageantes de l’empereur dansses discours au sénat.

Au commencement de l’année 1811, de graves événementss’étaient passés en Egypte ; le gouverneur Mohammed-Ali ouMéhémet-Ali, après avoir attiré au Caire les beys niatnlouks, qujétaient restés maîtres d’une partie de la haute Egypte , par une