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LA TURQUIE
effrayant ; Ibrahim avait tout mis à feu et à sang sur son passagejusqu’à ce qu’il fut arrêté par les Maïnotes sous les murs deMisthra. A l’automne, la Morée n’était plus qu’un désert. Reschid-Paclia, après avoir soumis l’ouest, se tournait vers l’est de laGrèce et, au commencement de juillet, venait mettre le siègedevant Athènes .
On fit, pour sauver la ville, les plus grands efforts, mais envain ; elle fut prisé d’assaut et l’Acropolis bloquée. Sa garnisonravitaillée une première fois par Grisiotti, et une seconde par lecommandant Fabvier , se défendit avec un grand courage.
L’arrivée, depuis longtemps annoncée, de lord Cochrane etcelle de sir Richard Church semblaient devoir relever la cause desHellènes. Le premier fut nommé grand amiral et le second géné-ralissime des troupes de terre. En même temps, l’Assembléenationale, convaincue de l’absolue nécessité de choisir un chefétranger à tous les partis qui déchiraient la Grèce , mit à la tête dugouvernement le comte Jean Capodistria, homme d’État distinguéet très en faveur à la cour de Russie .
Après une tentative infructueuse de débarquement faite parCochrane et Church, la capitulation de l’Acropolis fut signée le5 juin aux conditions les plus honorables.
Toute la Grèce était alors dans une complète désorganisation \l’intervention des puissances pouvait seule la sauver. La Porte ayantrefusé d’adopter le protocole des trois puissances et de traiter avecdes sujets rebelles, la France, l’Angleterre et la Russie résolurentd’employer la force, pour mettre fin à cette guerre meurtrière.
Le 6 juillet 1827 fut signé, à Londres , ce fameux traité quiassura la nationalité de la Grèce . Les amiraux des trois nations reçu-rent des instructions à l’effet d’empêcher à l’avenir toute venue de