LA TURQUIE PITTORESQUE.
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vicc-roi. De même il dévora en silence l’affront que lui fit lecabinet français, en poursuivant l’expédition d’Alger , en dépit deses réclamations énergiques. Mais il se vengea l’année suivante endénonçant aux puissances alliées les démarches secrètes du comteGuilleminot, ambassadeur du nouveau roi Louis-Philippe . Dans laprévision d’une guerre générale , M. Guilleminot avait engagé lesultan à faire, le cas échéant, cause commune avec la France , Legouvernement de Juillet désavoua son agent qui fut rappelé.
Cependant l’opposition aux réformes du sultan prenait chaquejour un caractère plus grave; Mahmoud II put en juger par lui-même, dans un voyage qu’il fit à Andrinople .
De retour dans sa capitale, il fit ou sembla faire quelques pasrétrogrades, mais le parti des vieux Turcs n’en témoigna pasmoins son mécontentement par de nouveaux incendies.
Ces effrayantes protestations n’arrêtèrent point Mahmoud dontl’énergie semblait croître avec la résistance qu'il éprouvait. Ilcréa un ordre civil et militaire, divisé en quatre classes, le Nichani-Iftikhar (signe d’honneur), dont la distribution fut inaugurée parune fête à l’Européenne, et il mit le comble à l’exaspération desvrais croyants en faisant publier le Moniteur ottoman, journalécrit en turc et en français .
La peste et le choléra, qui ravageaient alors l’empire, furentregardés par le fanatisme musulman comme des signes de la colèred’Allah , irrité de voir les diaboliques inventions des Ghiaours,imposées par .un prince impie à ses fidèles serviteurs.
Cependant Méliémet-Ali, qui convoitait depuis longtemps lariche province de Syrie , prétexta d’anciens différents avecAbdallah, pacha d’Acrc, et demanda au sultan l’autorisation delui faire la guerre,