PITTORESQUE. 159
Ibrahim attendit l’ennemi sur les bords de l’Euphrate . Le25 juin 1839, les deux armées en vinrent aux mains à Nezib.
Le général égyptien avait divisé ses forces en six colonnes. Uncombat d’artillerie très-vif s’engagea tout d’abord et les Égyp-tiens réussirent au bout d’une heure, à démonter la plupart descanons ottomans . Dans ce moment décisif, Ibrahim fit donner sacavalerie et bientôt l’armée turque fut en pleine déroute. Les vain-cus abandonnèrent plus de cent pièces de canon, leurs bagages,leurs munitions; ils eurent environ quatre mille cinq centshommes tués et deux mille blessés. La perte des Égyptiens s’élevaà trois mille hommes.
Le sultan n’eut point connaissance de ce dernier malheur; at-teint d’une maladie grave, il avait cessé de vivre le 1 e1 ' juillet.