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LA TURQUIE PITTORESQUE.
monter et non pas suivant ce que des événements étrangers enauront fait cinquante ans plus tard.
Elle montrera en parallèle Pierre accomplissant sa réforme entoute sûreté, sans que l’Europe cherche à l’inquiéter, sans avoirà lutter contre de puissants rivaux et vigoureusement secondé parle fanatisme de son peuple, et Mahmoud poursuivant une tâcheautrement difficile, ayant à vaincre la force brutale à la fois etl’idée religieuse, le sabre et l’esprit, sans que les intrigues et lemauvais vouloir des cabinets européens , la révolte des trois quartsde son empire, enfin tous les désastres imaginables aient pu lefaire dévier un seul instant de la ligne qu’il s’était tracée.
Qu’importe que la Russie soit devenue formidable et que ladernière heure de la Turquie sonne bientôt peut-être ? C’est là leproduit du destin qui est aveugle.
Mahmoud n’en aura pas moins la gloire d’avoir mené à bonnefin cette entreprise surhumaine, la régénération de l’empire otto-man . Cette œuvre, il l’a glorieusement signée : quoi qu’il arrive,son nom désormais en est inséparable.