J G 4
rainer le contingent militaire dû par chaque localité et la duréedu service; la confiscation était abolie, même sur les biens descriminels; le trafic de la faveur et des charges devait être sévère-ment réprimé. Toutes ces réformes, hélas! sont encore loin d’êtreréalisées, car le bras du jeune prince n’avait pas la même vigueur<jue celui de son illustre père, et les influences opposées qui separtageaient le divan ont eu trop souvent pour résultat de retarderla régénération de l’empire. Rendons justice pourtant à Abdul-Med-jid; il a fait beaucoup déjà, et s’il plaît à Dieu , il fera plus encore.
Au mois de juin 1840, Khosrew-Pacha succomba dans ledivan. Accusé de concussion et de participation à des complots, ilfut, quelques mois plus tard, condamné à l’exil dans une forteresse.
Mais comme, chez les Turcs , — et c’est là un trait saillant deleur caractère national, — les peines sont afflictives, jamais infa-mantes, ce même Khosrew-Pacha, gracié par son maître, siègede nouveau aujourd’hui au divan dont il est un des membres lesplus considérés et les plus influents.
Sur ces entrefaites fut signé le fameux traité du 15 juillet 1840;l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Prusse et la Russie , à l’exclu-sion de la France , décidèrent qu’elles feraient rentrer le vice-roidans l’obéissance à son suzerain ; bientôt les boulets anglais firentcrouler les fortifications de Beyrouth et tout le Liban fut en feu.Quant à la France , oublieuse de son influence séculaire dans leLevant , elle recula devant la quadruple alliance; après quelquesvelléités guerrières qui ne durèrent point, elle laissa faire et contintIbrahim qui dut se retirer ; enfin elle amena Méhémet-Ali à signerun traité qui le dépouillait de la Syrie , moyennant le gouverne-ment héréditaire de l’Égypte .
En 1843, la loi sur le recrutement fut portée et l’armée entière-