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ù la Chambre des communes : « L’Angleterre est complètementd'accord en Orient avec la France sur toutes les questions, exceptésur celle desLieux-Sainfs que nous regrettons d’avoir vu soulever. »Le czar fut convaincu que les deux nations de l’Occident ne par-viendraient jamais à s’entendre, d’autant plus que le gouvernementde la France , ayant besoin pour se consolider de l’appui du clergécatholique et du parti religieux, ne pourrait se départir de sesréclamations.
Il fut trompé dans son attente. L’empereur Napoléon 111 se con-tenta de la solution de la Porte, terminant ainsi une querelle quidurait depuis plus de six années et menaçait de renouveler pour laFrance la fâcheuse position de 1840.
Dans une première note remise au ministère des affaires étran-gères, le 19 avril 1853, et dans une seconde en date du 5 mai,accompagnée d’un projet de sened ou convention diplomatique,l’ambassadeur de Russie demanda à la Porte de revenir sur lasolution qu’elle avait donnée à la question des Lieux-Saints et dereconnaître l’empereur de Russie comme protecteur de tous lessujets de l’empire ottoman professant la religion grecque. Un délaide cinq jours était assigné au gouvernement turc pour se prononcer.
C’était demander au sultan de se dépouiller de ses droits desouveraineté sur plusieurs millions de ses sujets.
Le patriarche et le clergé grecs, en effet, exerçant sur leurs co-religionnaires une véritable autorité civile, administrative et mêmepolitique sous certains rapports, voulant donner au czar le pro-tectorat des chrétiens du rite grec qu’il ne faut pas confondre avecles Grecs d’origine au nombre de deux millions à peine dans toutl’empire, — c’était, de fait, lui attribuer le gouvernement de cespopulations.