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La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
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PITTORESQUE. 171

C’était le partage de la Turquie , au xix e siècle, après le partagede la Pologne au xvm e .

Dans une telle conjecture le sultan forma un nouveau cabinetdont Reschid-Pacha fit partie.

A la demande d’un nouveau délai de cinq jours, faite par Reschid-Pacha, le prince Menchikoff répondit par un refus péremptoire,annonçant qu’il considérait sa mission comme terminée et qu’ilallait quitter Constantinople avec tout le personnel de sa légation.

Le 26 mai, la Porte adressa aux représentants de France , d’An-gleterre, d’Autriche et de Prusse une note explicative de la situa-tion faite au gouvernement turc parles exigences de la Russie .

Cependant le prince Menchikoff ne se pressait pas de partir.Avec une habileté surprenante, il tâchait de mettre à profit laplus petite hésitation, la moindre faiblesse du divan. Ayant échouédans son projet d’un traité, ainsique dans celui d’une conventionsynallagmatique, il se rejeta sur un projet de note, libellé avecbeaucoup d’art, qui, paraissant laisser au sultan l’initiative desgaranties à accorder aux diverses communions chrétiennes,reproduisait les demandes impossibles du czar.

Le divan refusa de nouveau. Le prince Menchikoff quitta Con-stantinople après avoir eu une audience du sultan.

Pendant ce temps-là, les cabinets de Londres et de Paris seconcertaient sur des éventualités faciles à prévoir. Un article parutdans le Moniteur du 2 juin où le gouvernement français déclaraque son protectorat sur les catholiques du Levant ne lui avaitjamais donné le droit de s’immiscer dans les affaires intérieuresde la Porte. Après celte déclaration, l’entente fut complète entreles deux gouvernements.

Le T juin, les flottes anglaise et française recevaient l’ordre de