PITTORESQUE.
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venaient d’en rédiger un autre de leur côté. Les deux, puissancesoccidentales s’étaient prêtées à cette transaction, afin d’engagerl’Autriche dans leur cause.
Cette note de la conférence de Vienne , note tristement célèbre,fut acceptée par la Russie dont elle comblait les insolents désirs.La Porte demanda plusieurs changements dans sa rédaction. Maisla Russie s’y refusa péremptoirement.
Dans cette occurrence,la France et l’Angleterre déclarèrent qu’ily aurait déloyauté à proposer encore à la Porte des conditionsdont elle démontrait si clairement le danger.
Cependant M. de Bruck, internonce d’Autriche à Constanti-nople , d’accord avec lord de Redclifïe fit M. Delacour qui nereprésentaient guère alors les sentiments de leurs gouvernements,insista pour que le sultan adoptât purement et simplement la notede Vienne .
De son côté le sultan , fatigué des entraves de la diplomatie ,convoquait un grand conseil de deux cents membres, tant civilsque militaires, pour décider de la paix ou de la guerre. A l’unani-mité ce conseil se déclara pour le maintien des modifications faitespar la Porte à la note de Vienne . A la fin de la seconde séance, le26 septembre, le Cheik-ul-Islam apposa son fetva sur le procès-verbal, et par cette formalité religieuse, la déclaration de guerre àla Russie, tant que ses troupes n’auraient pas repassé le Pruth ,devint sacrée et irrévocable.
Enfin, le 4 octobre, la Sublime-Porte déclara officiellement laguerre à la Russie .
Nous terminons à cette phase décisive ce résumé de l’histoireottomane . Il nous eût été facile de le conduire jusqu’à l’heureprésente et d’enregistrer ici les événements prodigieux qui se sont