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se rendre, dans la baie de Bésika, à l’entrée des châteaux desDardanelles .
A la même date, le sultan rendit un nouveau lirman, confir-matif de leurs privilèges aux chrétiens du rit grec. En mêmetemps la Porte déclinait, en des termes pleins de modération, lesoutrageuses propositions laissées par le prince Menchikoff,l’adoption sans variantes de sa note, à peine de saisie des Princi-pautés Danubiennes.
Le 3 juillet, les troupes stationnées en Bessarabie passèrent lePruth, afin d’occuper la Moldavie et laValachie, «occupationtoute temporaire, dit la seconde circulaire du comte deNesselrode,et qui servira uniquement de gage jusqu’à ce que de meilleursconseils aient prévalu dans l’esprit du sultan, occupation motivéepar la position qu’ont prise la France et l’Angleterre dans les portset eaux de son empire, en vue même de sa capitale, etqui, dansles circonstances présentes, ne peut être envisagée que comme uneoccupation maritime. »
M. Drouyn de Lhuys et lord Clarendon répondirent chacun deleur côté à cette circulaire. Les deux gouvernements déclaraient laRussie non fondée dans ses prétentions; ils étaient égalementd’accord sut- ce point que l’entrée des Russes dans les principautésconstituait une violation du droit des gens à laquelle le sultanpouvait, s’il le jugeait convenable, répondre par une déclarationde guerre.
Le 24 juillet, un projet de note renfermant toutes les garantiesque le sultan pouvait accorder à ses sujets chrétiens, sans porteratteinte à ses droits souverains, fut adressé par la Porte auxambassadeurs de France, d'Angleterre, d’Autriche et de Prusse,réunis depuis plusieurs mois en conférence à Vienne et qui